Du temporaire au permanent : comment les employeurs canadiens gardent les travailleurs qu’ils ont formés

Supervisor and worker walking through a Canadian processing plant reviewing staffing records on a tablet

Tout employeur qui fait venir un travailleur étranger arrive tôt ou tard à la même question : le travailleur est formé, fiable, et le permis arrive à échéance. Que faire maintenant ?

La réponse honnête a changé au cours des deux dernières années, et une bonne partie des conseils qui circulent encore sont simplement dépassés. Voici ce qui fonctionne vraiment en 2026, et ce qui a cessé de fonctionner.

Une offre d’emploi ajoute-t-elle encore des points au SCG dans Express Entry ?

Non. Ce n’est plus le cas depuis le 25 mars 2025.

Avant cette date, une offre d’emploi valide valait 200 points dans le Système de classement global (SCG) pour les postes de cadres supérieurs et 50 points pour les autres professions qualifiées. IRCC a retiré ces points pour les candidats actuels et futurs du bassin. Aujourd’hui, une offre d’emploi n’ajoute rien au score SCG d’un candidat.

C’est important, parce que c’est encore la croyance la plus répandue chez les employeurs. Si votre plan était « on leur donne une offre, leur score grimpe, ils sont invités », ce plan n’existe plus.

Une exception importante : une offre d’emploi peut encore être exigée pour l’admissibilité dans certains programmes, dont le Programme des travailleurs de métiers spécialisés et plusieurs volets provinciaux. Ce n’est plus un avantage de score, mais ça peut rester une porte obligatoire à franchir. Continuez de la déclarer dans le profil.

Alors, qu’est-ce qui fait vraiment avancer un travailleur vers la résidence permanente aujourd’hui ?

Un travailleur qualifié mesure une pièce métallique usinée à un établi dans une usine canadienne, acquérant de l'expérience de travail canadienne

Trois choses, et le rôle de l’employeur diffère dans chaque cas.

L’expérience de travail canadienne. Le temps travaillé au Canada dans une profession qualifiée est ce qui alimente la Catégorie de l’expérience canadienne et renforce un profil Express Entry par ses propres mérites. La contribution de l’employeur ici se résume à la continuité : garder le travailleur en poste, dans la bonne profession, avec un dossier propre.

Une désignation provinciale. C’est là qu’un employeur peut encore agir directement. La plupart des provinces offrent des volets pilotés par les employeurs, où une entreprise appuie la désignation d’un candidat, et une désignation pèse lourd dans Express Entry. Les règles, les professions en demande et les exigences envers l’employeur varient selon la province et changent souvent : la seule source fiable est la page du programme de la province elle-même.

La langue et les diplômes. Ce n’est pas la décision de l’employeur, mais c’est souvent son levier. Un travailleur qui améliore son résultat à un test de langue ou fait évaluer ses diplômes avance plus qu’une offre d’emploi ne l’a jamais fait. Les employeurs qui appuient cela — flexibilité d’horaire, aide avec la paperasse — obtiennent un meilleur résultat que ceux qui attendent.

Qu’est-ce que le plan des niveaux 2026-2028 change pour les employeurs ?

Annoncé le 5 novembre 2025, il fixe les admissions de résidents permanents à 380 000 par année pour 2026, 2027 et 2028, et plafonne pour la première fois les nouvelles arrivées temporaires : 385 000 en 2026 et 370 000 pour chacune des deux années suivantes, dont 230 000 travailleurs en 2026 et 220 000 pour chaque année suivante.

Il y a une ligne de ce plan que les employeurs devraient lire attentivement. Le gouvernement s’est engagé à accélérer la transition d’un maximum de 33 000 travailleurs temporaires vers la résidence permanente en 2026 et 2027, à titre de mesure ponctuelle.

En mettant ces deux éléments ensemble, le portrait est clair. Faire venir quelqu’un de nouveau devient plus difficile et plus plafonné. Garder quelqu’un qui est déjà ici, déjà formé et déjà au travail, c’est la direction que la politique pousse activement.

À quel moment un employeur devrait-il commencer à planifier la transition ?

Un gestionnaire des opérations annote un planificateur mural dans le bureau d'une usine en planifiant la transition d'un travailleur vers la résidence permanente

Plus tôt qu’il ne semble nécessaire.

Un processus de désignation provinciale prend des mois, et la demande de résidence permanente qui suit prend encore plus de temps. Si vous commencez quand il ne reste que quelques mois au permis, vous choisissez déjà entre un dossier bâclé et la perte du travailleur.

La règle pratique : entamez la conversation à mi-parcours du permis, pas à la fin. C’est à ce moment que toutes les options sont encore ouvertes, y compris une prolongation si la voie vers la permanence a besoin de plus de temps.

Les erreurs qui coûtent un travailleur aux employeurs

  • Croire que l’offre d’emploi compte encore pour le score. Ce n’est pas le cas, et bâtir un plan de rétention sur cette base, c’est bâtir sur du vide.
  • Attendre que le permis soit presque expiré. À ce stade, les options utiles ont disparu.
  • Ignorer la voie provinciale. C’est le seul endroit où un employeur peut vraiment faire une différence, et c’est justement celui qu’on saute le plus souvent.
  • Traiter cela comme le problème du travailleur. C’est le travailleur qui dépose la demande, mais l’employeur détient l’offre d’emploi, les dossiers et le calendrier. Ce sont ces éléments qui décident si ça fonctionne.
  • Se fier à des conseils écrits avant mars 2025. La plupart de ce qui circule en ligne sur les offres d’emploi et le SCG est maintenant faux.

Notre rôle

WorkVantage accompagne les employeurs sur tout le parcours, pas seulement à l’arrivée :

  • Déterminer quelle voie vers la permanence convient réellement à un travailleur et à une province donnés
  • Préparer le volet employeur d’une désignation provinciale
  • Planifier les prolongations pour donner à la demande de permanence l’espace nécessaire
  • Tenir à jour les dossiers d’emploi dont dépendent ces demandes

Si vous avez un travailleur dont le permis arrive à échéance dans la prochaine année, c’est le moment d’examiner les options. Parlez à notre équipe et nous vous dirons quelles voies sont réellement ouvertes pour cette personne.

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